lundi 22 janvier 2018
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Le Premier ministre Ahmed Ouyahia.
Le Premier ministre Ahmed Ouyahia.

Parfum de remaniement gouvernemental: Ouyahia est-il assis sur un strapontin?

Par Youcef Zerouali

A peine nommé, l’actuel Premier ministre, Ahmed Ouyahia, risque-t-il de perdre son fauteuil dans les mêmes conditions que son prédécesseur? En tous cas, un remake du « scénario » du limogeage de Abdelmadjid Tebboune, risque, selon de nombreux observateurs, de se rééditer. Et pour cause, l' »homme des sales besognes » ne serait plus en odeur de sainteté à la présidence de la République et ce, pour au moins deux raisons:

Primo, ses excuses aux responsables saoudiens « au nom du peuple et de l’Etat algériens » pour la banderole anti-saoudienne déployée au stade de Ain M’lila, ont été jugées « inappropriées » selon une source proche du « cercle présidentiel ».

Secundo, sa décision d’une « privatisation radicale » de quelques 1300 entreprises publiques, parmi lesquelles celles relevant de secteurs stratégiques, a provoqué, selon notre source, l’ire du président de la République, « si seulement Ouyahia avait consulté les conseillers du président », ajoute notre source, « au lieu de cela, il a préféré avoir « la caution » du responsable de la Centrale Syndicale, Abdelmadjid Sidi Said », précise-t-il.

Du coté du Palais d’El Mouradia, l’on estime que l’accélération du processus de privatisation des entités publiques risque de « jeter dans les rues » des milliers de travailleurs en portant atteinte à la « paix sociale » ce qui pourrait « menacer la stabilité du pays », estime-t-on. « les récentes émeutes de la faim en Tunisie sont analysées de très près en Algérie », ajoute-t-il. A tel point que, selon, de nombreux médias, le Président de la République aurait décidé de remettre en cause les décisions prises par Ouyahia d’orienter la politique du gouvernement vers une privatisation à outrance des entreprises publiques.

Aussi, la charge du secrétaire général du FLN, Djamel Ould-Abbès, au Premier ministre, n’est pas « le fruit du hasard et est loin de connaitre son épilogue », ajoute-t-il. « Nous allons nous opposer de toutes nos forces à la privatisation des entreprises publiques », a déclaré le mois dernier, Ould-Abbès qui a promis de « protéger les emplois et les salaires des travailleurs. Le FLN défendra le secteur public quel que soit le prix à payer ».

L’ancien directeur de cabinet de la présidence de la République paiera-t-il ses erreurs? « Oui » selon notre source qui est persuadé que les jours d’Ouyahia au Palais du gouvernement sont, désormais, comptés.

Y.Z

 

 

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