samedi 16 décembre 2017
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Photo page facebook de la CGATA.
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Dissolution du SNATEGS: La CGATA répond

Suite à la dissolution par le ministère du Travail du SNATEGS, le président de la CGATA (Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie), Rachid Malaoui, a vivement réagit à travers un communiqué dont voici le texte intégral:

« C’est avec un désagréable sentiment que nous répondons au dernier communiqué de presse émis par le ministère de travail, de l’emploi et de la sécurité sociale qui annonce la soi disant dissolution du SNATEGS qui aurait été décidée par les membres fondateurs du syndicat.
La CGATA sait que le SNATEGS concentre actuellement tout l’arbitraire que peut utiliser le ministère du travail car ce dernier refuse que la CGATA à laquelle le SNATEGS est affilié puisse se renforcer. Elle rappelle aux travailleurs en général et à ses adhérents en particulier que le ministère du travail avait déjà décidé « d’enlever l’enregistrement » par un écrit au mois de Mai 2017 signé par l’ex ministre du travail Mr El Ghazi Mohamed . Nous devons ajouter que le ministère et la direction de SONELGAZ avaient laissé les tribunaux travaillaient avec ce faux pour sanctionner des syndicalistes car le ministre n’a pas de qualité pour décider de cette mesure, ce faisant le ministère s’est joué de cette institution qu’est la justice, premier acte de forfaiture.
Comme la ficelle était grosse le secrétaire général du Ministère du travail a pris la parole à Genève, suite aux plaintes de la CGATA et de ses affiliés, pour nier le fait devant la commission des experts de l’OIT (organisation internationale du travail) en juin 2017 alors que cette dernière avait l’écrit entre ses mains, ce faisant il a été commis une deuxième forfaiture puisque c’est l’Etat Algérien qui a été déshonoré au niveau international en adoptant cette conduite.
Maintenant à travers ce communiqué il a été commis une troisième forfaiture car le statut du SNATEGS qui est déposé au niveau du ministère du travail indique bien dans son article 1, troisième alinéa, que la dissolution de l’organisation syndicale est décidée lors d’un congrès national du syndicat SNATEGS alors que le ministère parle d’une pseudo-réunion des membres fondateurs qui n’ont ni qualité ni compétence pour décider de cette dissolution.
La CGATA sera bien sur obligé de redéposer une plainte devant les instances internationales pour montrer non seulement la nature du harcèlement mais aussi le peu de cas qui est accordé aux textes de lois et aux statuts que le ministère du travail a lui-même, en tant que dépositaire, avalisé.
La CGATA contactera aussi les instances judiciaires Algériennes pour montrer le peu de considération accordé à cette institution puisque après avoir laissé circuler le premier écrit de l’arbitraire dans lequel il a été dit que le ministère a enlevé l’enregistrement au SNATEGS , ce même ministère affirme aujourd’hui avoir enlevé, une deuxième fois, l’enregistrement sous prétexte cette fois ci, ridicule, d’une réunion de quelques personnes. La CGATA informe l’ensemble de ses adhérents, l’ensemble des travailleurs et l’opinion publique que cet acte constitue un autre arbitraire qui doit nous inciter à plus de détermination pour soutenir le SNATEGS victime d’une pratique anti syndicale claire de l’instance qui est censée protéger et appliquer la réglementation ».

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