samedi 16 décembre 2017
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Volkswagen va investir 10 milliards d’euros dans l’électrique en Chine

Volkswagen et ses partenaires locaux investiront plus de 10 milliards d’euros en Chine d’ici à 2025 pour développer et produire des voitures électriques et hybrides, a-t-il annoncé ce jeudi, de façon à répondre aux futurs quotas de véhicules propres imposés par Pékin. Le groupe allemand va lancer dans les trois prochaines années 15 modèles de « voitures à énergie nouvelle » (électriques et hybrides) produits en Chine, et une vingtaine d’autres entre 2020 et 2025, a-t-il précisé dans un communiqué.

Son objectif est d’écouler au total 1,5 million d’unités sur ce créneau d’ici sept ans. La production de véhicules électriques devrait commencer dès 2018, via une coentreprise spécifique établie par VW avec son nouveau partenaire local, le constructeur chinois Jianghuai Automobile (JAC Motors).

« La Chine est en pointe pour réaliser la percée décisive sur la généralisation de la mobilité électrique et Volkswagen est déterminé à se placer à l’avant-front », s’est félicité le président Chine du groupe, Jochem Heizmann, qui a dévoilé ces perspectives en marge du salon automobile de Canton.

En réalité, le géant allemand n’avait guère le choix: tous les constructeurs automobiles en Chine seront soumis à partir de 2019 à d’ambitieux quotas de ventes de « véhicules propres », calculés selon un système complexe de crédits.

Initialement attendu pour 2018, ce système de quota a été repoussé d’un an.

Un sursis bienvenu pour Volkswagen: l’équation apparaissait d’emblée très compliquée, les véhicules propres importés ne constituant qu’une infime portion de ses ventes dans le pays. Accouru au secours de ses constructeurs, Berlin avait d’ailleurs demandé à Pékin de leur laisser davantage de temps pour s’adapter.

La Chine, premier marché automobile mondial, est cruciale pour Volkswagen: il y a écoulé 3,98 millions d’unités l’an dernier, en hausse de 12%, ce qui en fait le premier constructeur étranger dans le pays.

Électrisés par la perspective des quotas, d’autres constructeurs automobiles occidentaux se sont précipités pour forger de nouveaux partenariats avec des groupes chinois –une obligation réglementaire–, afin de doper leur production de véhicules verts dans le pays.

AFP