dimanche 19 novembre 2017
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Photo (portail du Premier ministère).
Photo (portail du Premier ministère).

Université d’été du FCE: Ouyahia charme les chefs d’entreprises

Par Latifa Benamara

Dans son intervention à l’ouverture des travaux de l’université été du FCE (Forum des chefs d’entreprises), le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a saisi l’occasion pour étaler sa « feuille de route » aux patrons d’entreprises qui l’attendaient « impatiemment » depuis sa prise de fonction à la chefferie du gouvernement.

Le Premier ministre a énuméré dix mesures « phares » entrant dans le cadre du Plan d’action du gouvernement, parmi lesquelles la relance de l’investissement public avec, en 2018, un budget d’équipement de plus de 4000 milliards DA, en hausse de plus de 1000 milliards DA comparativement à 2017. « Ces crédits, a-t-il précisé, comporteront près de 250 milliards DA directement destinés au développement local. Le budget pour l’année prochaine comprendra également plus de 260 milliards DA destinés à la bonification des taux d’intérêts ».

Aussi, la remise en activité de l’ »intense programme de soutien à l’agriculture », fait partie de sa priorité, sans oublier l’allègement au niveau des banques, du poids des créances détenues sur l’Etat par des organismes économiques (telles que la Sonatrach et la Sonelgaz) ainsi que du poids du financement du logement promotionnel.

Parmi les autres mesures, la réactivation du Fonds National de l’Investissement pour accompagner des investissements majeurs, le maintien de l’ensemble des mesures de soutien à l’investissement et de bonification des crédits bancaires à l’investissement et la réalisation, dans un délai maximum d’une année, de 50 nouvelles zones industrielles, sous la responsabilité directe des walis, auprès desquels l’opération a été décentralisée. Cette dernière mesure a été évidemment très bien accueillie par les opérateurs économiques.

Toutefois, l’invité du FCE a tenu à souligner ce qu’il attend des entreprises et des organisations patronales, à savoir,

une collaboration plus étroites « avec nos administrations, notamment locales », une contribution à la réalisation ou à la réhabilitation, ainsi qu’à la gestion des zones industrielles, mais aussi plus d’investissement dans le développement de chaines de distributions locales de la production nationale, manufacturée mais aussi agricole et dans les différents créneaux de la chaîne d’exportation de la production nationale.

Bref, le discours d’Ouyahia se résume à un « partenariat gagnant-gagnant avec les opérateurs économiques, résume un chef d’entreprise.

L.B