lundi 24 juillet 2017
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Emmanuel Macron
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ALERTE- Emmanuel Macron : le parquet de Paris ouvre une enquête pour Las Vegas

Une enquête préliminaire à l’encontre d’Emmanuel Macron a été ouverte ce lundi 13 mars, pour favoritisme, complicité et recel sur la soirée de la French Night Tech du 6 janvier 2016 à Las Vegas. L’ouverture de l’enquête fait suite aux révélations du Canard enchaîné du 8 mars dernier. L’hebdomadaire indiquait que cette soirée à près de 380 000 euros avait été organisée sans appel d’offres. Aujourd’hui, Emmanuel Macron n’est pas visé par cette enquête, bien que cette soirée lui ait permis de s’exprimer longuement devant des centaines de personnes. Son entourage fait d’ailleurs savoir qu’il se refuse à tout commentaire.

La question est de savoir si l’agence Business France, organisatrice de la soirée, pouvait se passer d’appel d’offres pour confier l’organisation de la soirée à Havas. Selon France Inter, l’organisme a reconnu la semaine dernière qu’au vu des courts délais, le choix de Havas avait « été fait selon une procédure pouvant potentiellement être entachée d’irrégularité ». L’entourage d’Emmanuel Macron soutient qu’il n’y a pas de lien entre la requête du ministre (Emmanuel Macron souhaitait faire de cette soirée un événement particulier) et « les manquements constatés ». Pour eux, la responsabilité incombe à l’agence Business France.

À ce stade, Emmanuel Macron ne peut en aucun cas être inquiété. Les investigations du parquet ne peuvent porter que sur la façon dont le marché public a été conclu, et pas sur la responsabilité de Macron qui, en janvier 2016 au moment du déplacement à Vegas, était ministre. Et seule la Cour de justice de la République est compétente pour juger les faits délictueux commis par des ministres dans l’exercice de leurs fonctions. Si des éléments susceptibles de recevoir une qualification pénale étaient mis au jour concernant Emmanuel Macron, la commission des requêtes de la CJR devra donc être saisie, laquelle jugera ou non la plainte recevable. Si tel devait être le cas, le procureur doit ensuite saisir la commission d’instruction de la CJR pour mener l’enquête.

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