samedi 16 décembre 2017
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La lutte contre l'économie informelle: Une priorité pour le ministère du Commerce.
La lutte contre l'économie informelle: Une priorité pour le ministère du Commerce.

Le ministère du Commerce lance une étude sur l’économie informelle

Le ministère du Commerce a lancé, ce jeudi, une étude sur l’économie informelle en Algérie en partenariat avec le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD) avec l’appui du Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD). Intitulée « Economie informelle: concepts, modes opératoires et impacts », cette étude permettra de mieux connaître l’économie informelle dans ses différentes dimensions (financement, production, commercialisation, emploi), de cerner et de quantifier son impact sur l’économie nationale afin d’élaborer une stratégie adéquate pour lutter contre ce phénomène », a-t-on expliqué lors de l’atelier consacré au lancement de cette étude.

Le lancement de cette étude est « l’entame d’une réflexion objective et profonde autour de la problématique de l’informel qui a pris des proportions alarmantes sur la sphère économique nationale », a affirmé le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la ville et ministre du Commerce par intérim, Abdelmadjid Tebboune, dans une allocution lue en son nom par le directeur général de la régulation et de l’organisation des activités au ministère du Commerce, Abdelaziz Aït Abderrahmane.

L’économie informelle, selon lui, « est considérée comme un obstacle majeur pour la promotion de la production nationale dans le processus de la diversification économique amorcé par le gouvernement, qui représente une option fondamentale du développement du pays », a-t-il ajouté. La mise en œuvre de cette étude s’effectuera en deux phases: la première consiste à l’élaboration d’une enquête dans la wilaya de Tlemcen en 2017, choisie comme wilaya pilote, dont la réalisation et le financement seront assurés par le CREAD.

La seconde phase sera, quant à elle, consacrée à l’élaboration d’une enquête nationale en 2018 dont les aspects liés au financement et à l’expertise seront à la charge du PNUD. A ce propos, le directeur du projet et chercheur au CREAD, Mounir Lassassi, a expliqué que l’étude consistait à l’analyse de l’économie informelle, qui sera fondée sur des enquêtes sur le terrain. L’étude vise également à identifier les caractéristiques saillantes des actifs informels et les branches d’activités concernées pour appuyer la mise en œuvre d’outils assurant l’opérationnalisation de la stratégie de lutte contre l’économie informelle.