dimanche 22 octobre 2017
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« traitement du fait religieux »: L’ARAV fixe les règles

Par Nadéra Meraghni

L’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) a rappelé ce dimanche (15 janvier) les règles du « traitement du fait religieux » dans les médias audiovisuels, appelant à mettre la religion « à l’abri de toute tentative d’instrumentalisation à l’occasion des prochaines élections législatives ».

Dans un document intitulé « quelques observations à propos du traitement du fait religieux dans les médias audiovisuels », l’Autorité indique que « ces observations nous semblent d’autant plus opportunes que notre pays s’apprête à vivre de nouvelles élections législatives où la religion se doit d’être à l’abri de toute tentative d’instrumentalisation ». « Le présent document se propose de rendre compte de la phase exploratoire d’écoute et d’échange, menée par l’ARAV en coordination avec ses partenaires officiels, le Haut conseil islamique, le ministère des Affaires religieuses et des Wakf, ainsi qu’un certain nombre de personnalités et d’experts concernés par ce secteur (théologiens, sociologues, psychologues, juristes, spécialistes de médias, imams, prédicateurs », précise la même source.

L’ARAV « juge utile et nécessaire » de communiquer le résultat de son travail, afin de « partager avec l’ensemble des acteurs médiatiques sa vision proactive concernant ce sujet hautement sensible et ce, dans la perspective de lancer une nouvelle dynamique pour une meilleure prise en charge de la question religieuse par les chaînes TV et de radio, tant privées que publiques », lit-on dans le document.

Mesurant « positivement, dans l’ensemble, une certaine amélioration à ce niveau », l’ARAV note que « bien qu’encore timide et hésitant, ce progrès enregistré demeure estimable et doit en ce sens être respecté et encouragé ». L’ARAV se déclare ainsi « disponible » auprès de ses partenaires médiatiques, en vue d’une « optimisation des programmes à caractère religieux, tant en termes de suivi que d’accompagnement, dans la mesure de ses moyens et de ses compétences ». Pour l’ARAV, il y a « un impératif moral quant à notre responsabilité collective de protéger, sauvegarder et valoriser, ensemble, notre identité nationale façonnée au cours des siècles par l’islam ».

N.M