mardi 20 février 2018
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Nouredine Bouterfa, ministre de l'Energie.
Nouredine Bouterfa, ministre de l'Energie.

Gaz de schiste: « Nous sommes condamnés à y aller un jour ou l’autre », souligne Noureddine Bouterfa

Par Yacine Djouzi

L’Algérie pourra transformer localement toute sa production de pétrole brut à l’horizon 2025 grâce aux projets de pétrochimie actuellement en réalisation ou à l’étude, a indiqué le ministre de l’Energie Noureddine Boutarfa dans un entretien au quotidien l’Expression, publié ce mercredi (28 décembre). « Si tous les projets dans le raffinage et la pétrochimie arrivent à leur terme, l’Algérie pourra transformer toute sa production de pétrole brut à l’horizon 2025 », explique M. Boutarfa, soulignant que le pays sera, dès lors, un « exportateur marginal » de pétrole.

Ces projets permettent d’entrevoir un « bond appréciable » dans le domaine de la diversification et de la substitution aux importations, selon le ministre qui a précisé que les quatre (4) raffineries à venir (Tiaret, Hassi Messaoud, Biskra et Arzew) accroîtront la production de carburants de quelque 20 millions de tonnes. Ces quantités sont « largement suffisantes pour la consommation locale, avec un surplus qui sera destiné à l’exportation », avance M. Boutarfa considérant que cette projection faite par le gouvernement est aussi « le grand défi de Sonatrach ».

Abordant le gaz de schiste, il a estimé que le déclin « inéluctable » du gaz conventionnel imposait le développement de cette ressource. « Nous sommes condamnés à y aller un jour ou l’autre. Maintenant, il faut dialoguer, sensibiliser et être à l’écoute des préoccupations afin de dédiaboliser les hydrocarbures non conventionnels », a-t-il considéré.

Y.D