lundi 22 janvier 2018
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Mohamed Tamalt
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Décès du journaliste Mohamed Tamalt: Des organisations réclament « vérité et justice »

Faisant suite au décès tragique du journaliste Mohamed Tamalt, un certain nombre d’organisations ont publié un communiqué commun pour réclamer « vérité et justice », dont voici le texte intégral:

Vérité et justice pour Mohamed Tamalt

Mohamed Tamalt, journaliste free-lance, âgé de 42 ans, est mort en détention, dimanche 11 décembre 2016, dans des circonstances aussi tragiques que suspectes. Condamné en juillet dernier à deux ans de prison ferme pour « outrage à corps constitué » et « atteinte à la personne du président de la république », il a été incarcéré à la prison d’El Harrach (Alger), avant d’être transféré à Koléa, dans la wilaya de Tipaza.

Après une longue grève de la faim – arme ultime du prisonnier pour faire respecter ses droits et sa dignité –, Mohamed Tamalt a rendu l’âme à l’hôpital de Bab-el-Oued, où il a été admis après un coma diabétique. En laissant mourir un détenu en grève de la faim, le gouvernement algérien est coupable de non-assistance à personne en danger.

A-t-il été maltraité par ses geôliers ? Quelles sont les véritables causes de l’issue fatale ?

Au-delà de la forfaiture politique, la responsabilité pénale de l’administration pénitentiaire est engagée. En octobre 2016, la famille de Mohamed Tamalt avait relevé des traces de violences sur la tête du défunt ; la plainte, déposée par ses avocats au parquet de Koléa, est restée sans suite.

Les explications avancées par le ministre de la justice, visant à occulter une présomption d’homicide, sont frappées de suspicion légitime. En effet, par le passé, la mort de prisonniers à la suite de violences qu’ils ont subies de la part de leurs geôliers a été déguisée en accident ou en suicide, avec la complicité de médecins requis pour établir des certificats médicaux de complaisance.

Il faut en finir avec l’impunité !

Il faut rendre justice à Mohamed Tamalt !

Tous solidaires pour exiger une enquête indépendante, impartiale et transparente !

Premiers signataires

– Civic Oran
– Groupe anti-gaz de schiste-Oran,
– CAC,
– Ligue de défense des droits de l’homme en Algérie,
– Rassemblement Action Jeunesse (RAJ),
– Collectif algérien en France ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie),